26 Dans HUMEURS/

MA VIE SIMPLE

Ma vie est simple. Ma vie est faite de petits bonheur, de l’essentiel. Ce soir j’ai envie d’écrire à coeur ouvert suite à ce qu’il s’est passé en story sur Instagram. Je ne sais pas si il sera publié, mais j’avais besoin de m’exprimer sur le sujet car je suis touchée par ce genre de préjugés, par la critique facile, par la méchanceté gratuite. Alors que je partageais un message comme quoi je m’étais levée à 5h30 pour travailler jusqu’à 8h avant que Mona ne se réveille, certaines d’entre vous (peu qu’on se le dise, mais assez pour me donner l’envie d’écrire) ont vu ce message comme une plainte malvenue. Parce que oui je suis blogueuse, je reçois plein de colis, je bosse à la maison donc c’est génial et j’ai pas à me plaindre !

 » Oh pauvre Ninon, et oui il faut bosser comme tout le monde, c’est dur la vie ! Tu es trop collé à ta fille et c’est toi qui l’a voulu, ça se fait de travailler avec un bébé, arrête de te plaindre. En tout cas je te reconnais plus, tu fais plus rien tu sors plus c’est vraiment pas intéressant, je n’aime plus ce que tu partages ». Voilà un exemple des mots reçus.

Je ne voulais en aucun cas me plaindre, je ne le fais jamais ici et jamais dans ma vraie vie mais si j’en avais un jour envie j’en ai le droit. Si j’ai choisi cette de vie freelance, si j’ai choisi de partager ma vie sur mes réseaux sociaux que ça soit Instagram ou sur mon blog c’est justement pour faire et dire ce que j’ai envie.

Mais je voulais simplement faire un petit point, un peu comme un état des lieux pour y voir aussi plus clair, avancer. Ma vie est on ne peut plus simple malgré ce métier extraordinaire que j’exerce depuis 3 ans à plein temps de « créatrice de contenus web », de « blogueuse », ou « d’influenceuse » si vous préférez, mais je n’aime pas ce terme. Trois ans que je mène ma barque, que j’entreprends pour moi, que je gagne mon propre argent, que je gagne bien bien ma vie ce qui me rend extrêmement fière quand je vois d’où je viens et le parcours scolaire chaotique que j’ai mené (j’en avais parlé ici). Trois ans que je suis ma propre chef et que je m’épanouis dans une passion devenu mon métier. Ce soir je m’en veux presque de passer du temps à écrire cet article alors que j’ai tellement de sujets à aborder que je n’ai pas encore coché sur ma to do list longue comme le bras.  Alors que je suis dans le canapé devant ma télé avec mon chéri qui est rentré tard du travail ce soir. Je m’en veux presque mais je pense aussi que cela va me permettre d’alléger un peu mon esprit, non pas que j’ai besoin de me justifier mais je veux juste vous faire part de ma réalité.

J’aime ma vie, mais comme tout le monde elle n’est pas toujours simple avec son lot de soucis plus ou moins grave. Trois ans que je suis ma propre chef et c’est le pieds, je ne me suis jamais sentie à ma place en entreprise après plusieurs années d’expériences dans différentes entreprise. Mais cela fait aussi trois ans que je travaille toute seule, sans collègues avec qui partager les anecdotes de mon weekend, me plaindre de ma charge de travail, faire une vraie coupure au moment du déjeuner. Mais encore il y a trois ans j’étais beaucoup plus libre qu’à ce jour. Cela fait maintenant presque 2 ans que j’ai tout quitté par amour (je vous en parlais dans cet article), 2 ans que j’ai quitté ma région, ma ville Clermont que j’aime tant, ma famille, mes amis, mes habitudes. Tout. Et c’est au moment où je me suis installée dans ma nouvelle région la Loire-Atlantique (à 600 km de mes racines), en août 2018 que j’ai appris ma grossesse. 5 mois après ma rencontre follement romantique avec mon chéri. Avec du recul je me demande comment j’ai réussi à gérer tout ça sans flancher. Tout quitter, vendre mon appart, aller vers l’inconnu, commencer une nouvelle histoire et devenir mère à ses côtés seulement quelques mois après. Jamais je n’ai flanché mais cela m’a demandé énormément d’énergie et de force mentale pour y arriver. Souvent au détriment de mon métier que j’ai mis de côté. J’ai dû mener de front une grossesse et une nouvelle vie loin de tout. Je n’ai même pas encore eu le temps de bien découvrir la région et de me créer une vie sociale avec tout ça. Parfois ça me fait de la peine de faire ce constat quand je compare à tort à ma vie d’avant qui était riche en sortie et moments entre amis. L’amour fait des miracles, croyez-moi car c’est ça qui me tient au quotidien car je n’ai rien d’autre que lui. Chaque jour je l’attend impatiemment dans notre maison qui elle aussi est isolée, comme moi. Avant j’habitais en plein centre ville, je faisais tout à pieds avec Léon, j’adorais ça. Maintenant je dois me faire à une vie plus « campagne », ce qui ne facilite pas les interactions et les possibilités de vous offrir tout un tas de belles p